Axe 1 : édition 3 > Document






François Du Pont Duvivier (1705-1776)

Le militaire François Du Pont Duvivier grimpe rapidement les échelons de sa profession, notamment grâce à l’appui de ses oncles qui font également carrière dans l’armée. Il est d’ailleurs nommé capitaine de Louisbourg en 1737. Habile commerçant, il jouit là aussi de favoritisme et maximise le rendement de ses nombreuses entreprises commerciales, souvent aux dépends d’autres marchands.

C’est à Duvivier qu’est confiée, en 1744, la mission de reconquérir l’Acadie au nom de la France. Accompagné de 350 soldats et marins, il attaque donc et prend le port anglais de la région de Canso (N.-É.), ce qui libère ainsi la voie d’accès permettant le transport des provisions des fermes acadiennes jusqu’à Louisbourg. Avec la destruction de Canso, Annapolis Royal devient alors le coeur des fortifications anglaises en Nouvelle-Écosse. Craignant les conséquences d’une nouvelle attaque, le gouverneur du Massachusetts, William Shirley, procède à l’envoi de plus de 2 000 militaires à Annapolis Royal dans le but d’en assurer la protection. Duvivier décide tout de même d’attaquer en août 1744. Son détachement de 50 soldats français, de 160 Micmacs et de 70 Malécites siège obstinément jusqu’au 2 octobre, persuadé que des renforts français sont sur le point de se présenter. Comprenant qu’aucun soutien ne leur serait envoyé, Michel de Gannes, un officier haut gradé, ordonne le retrait des troupes.

Dès lors, Duvivier n’a plus la faveur des hauts dirigeants de la colonie française et décide de retourner en France. La concession de l’île Royale à la France en 1749 l’incite toutefois à revenir en Acadie. L’année suivante, il est nommé lieutenant du roi à l’île Saint-Jean. Toutefois, des allégations voulant qu’il maintienne des contacts avec les Anglais font surface et sont suffisantes pour lui faire perdre son poste. Quatre ans après son retour en Acadie, il abandonne la carrière militaire.