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Richard Philipps (1661-1750)

Né au Pays-de-Galles, Richard Philipps s’enrôle tout jeune dans l’armée et est promu à titre de lieutenant-colonel en 1712. Cinq ans plus tard, il reçoit la première des trois commissions de gouverneur qu’il occupe en Nouvelle-Écosse. Sa tâche première consiste à faire prêter le serment d’allégeance aux Acadiens de la péninsule. Toutefois, il ne semble pas disposer d’une autorité suffisante pour arriver à cette fin. Faut-il seulement se rappeler que le fort d’Annapolis Royal, lorsque comparé à la récente forteresse de Louisbourg, ne constitue pas un symbole de prestance pour les Anglais et encore moins l’affirmation de leur puissance? Par ailleurs, les Acadiens évoquent sans cesse leur droit de passer en territoire français si bon leur semble.

Alors qu’il est de retour en Angleterre, de 1722 à 1729, Philipps essaie de convaincre le gouvernement britannique de lui accorder un nombre plus important de soldats, de construire des forts près des établissements acadiens et d’encourager la colonisation anglophone protestante. Puis, revenu en Nouvelle-Écosse, il conclut des ententes verbales avec plusieurs Acadiens, leur promettant l’exemption du port d’armes, promesse qu’il n’a nullement l’intention de tenir. Finalement, il retourne à Londres de façon définitive en 1731, d’où il gouverne la colonie jusqu’en 1749.