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Amand Landry (1805-1877)

Né à Memramcook, Amand Landry choisit de faire ses études à la Memramcook Public School avant d’enseigner pendant quelque temps. Il décide ensuite de se consacrer à l’agriculture et devient rapidement un fermier prospère et influent du comté de Westmorland. Prenant pour épouse Pélagie Caissie de Memramcook en 1839, ils ont ensemble sept enfants, dont l’aîné des fils, Pierre-Amand Landry, occupera une place de choix dans la vie politique et juridique néo-brunswickoise.

Promus à une longue carrière politique dans sa province d’origine, Amand Landry est élu pour la première fois en 1846, devenant le premier député d’origine acadienne du Nouveau-Brunswick. Vaincu en 1850, il réintègre ses fonctions à la mort de son rival trois ans plus tard. Réélu à deux reprises, il est battu en 1857, mais reprendra son siège en 1861, le conservant jusqu’à sa retraite de la vie politique en 1870.

Fervent défenseur de la cause acadienne, il se dit libéral mais vote toujours en faveur des projets qui servent le mieux les intérêts des Acadiens. Fortement opposé à la Confédération, Amand Landry est le porte-parole des inquiétudes retrouvées dans la communauté acadienne, qui craint d’être noyée dans le flot d’enjeux politiques beaucoup trop vastes, soucieuse de conserver sa propre identité. Personnalité politique d’importance chez les Acadiens du Nouveau-Brunswick, il se mérite le respect et la confiance de ceux-ci, puisqu’il est près d’eux et comprend leurs problèmes.