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Abbé Stanislas-Joseph Doucet (1847-1925)

Provenant d’une famille d’agriculteurs de la région de Bathurst au Nouveau-Brunswick, Stanislas Doucet a l’occasion, à l’instar de plusieurs jeunes Acadiens à l’époque, de compléter ses études primaires puis de recevoir une formation classique au St. Michael’s College de Chatham. Il choisit alors de poursuivre des études théologiques au Grand Séminaire de Montréal et est ordonné prêtre en 1870. Pendant les vingt années qui suivent, il est affecté dans différentes localités du Nouveau-Brunswick avant de devenir, en 1898, curé de la paroisse de Grande-Anse, où il passe le reste de sa vie.

Ardent promoteur du développement du peuple acadien, Stanislas Doucet encourage la fondation du Courrier des Provinces Maritimes, journal établi à Bathurst en 1885, et appuie aussi l’établissement d’un collège à Caraquet par les pères Eudistes. Impliqué dans l’organisation des grandes conventions nationales de la fin du 19e et du début du 20e siècle, l’abbé Doucet fait d’ailleurs une longue intervention à la première convention en 1881, plaidant le cas d’une fête nationale distincte et soulignant la nécessité de conserver l’identité unique du peuple acadien. Ses ardeurs ralenties par un évêque peu enthousiaste face à de telles manifestations acadiennes, Doucet se voit refuser la permission d’assister à la Convention nationale de Pointe-de-l’Église en 1890, mais cela ne ralentit pas ses ardeurs puisqu’il prit part aux conventions de 1905, de 1908 et de 1921.