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Israël Landry (1843–1910)

Originaire de Saint-Jean d’Iberville au Québec, Israël Landry est un instituteur de carrière. À la demande de l’abbé Antoine Belcourt, il emménage dans les provinces Maritimes en 1862 et enseigne dans différentes localités du Nouveau-Brunswick, dont Shédiac et Chatham. En mars 1867, Landry annonce sa volonté de publier un hebdomadaire de langue française dans la région de Miramichi. Profitant de conseils judicieux, il décide cependant d’implanter son journal à Shédiac, puisque c’est une «place française» desservie par un chemin de fer et des navires à vapeur, et qui se trouve à proximité du collège de Memramcook. Il y sera plus aisé de se procurer des nouvelles.

Le premier numéro du Moniteur acadien paraît quatre mois plus tard, le 8 juillet 1867. Toutefois, la première tentative de publication du journal fut brève. Quelques mois après la parution du premier numéro, Israël Landry se présente aux élections fédérales mais ne reçoit pas l’appui de la population acadienne. Partisan de la Confédération, ses visées politiques vont à l’encontre de celles de la majorité acadienne. Ainsi, en raison de son échec aux élections et à cause d’importantes difficultés financières, Landry vend ses intérêts à Norbert Lussier, son imprimeur. La publication du Moniteur acadien est suspendue en janvier 1868, mais reprend en mai suivant.

Publié de 1867 à janvier 1868, de mai 1868 à septembre 1918 puis de novembre 1924 à janvier 1926, Le Moniteur acadien fut avant tout un journal français et catholique. Dès le départ, Landry lui consacre la mission de rallier les groupes acadiens éparpillés dans les provinces Maritimes et leur fournit un outil primordial à la promotion de leurs intérêts.