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Valentin Landry (1847-1919)

Reconnu comme un pionnier du journalisme en Acadie, Valentin Landry naît à Poquemouche au Nouveau-Brunswick en 1847. Instituteur de formation, il devient le premier inspecteur d’école acadien de la province en 1879, onze ans après avoir obtenu son brevet d’enseignement.

Occupant ce poste pendant sept ans, Valentin Landry constate les faiblesses du système scolaire de la province et milite fortement pour l’amélioration des écoles acadiennes. En 1885, il fonde, en compagnie de Jean-Pierre Veniot, Le Courrier des Provinces Maritimes à Bathurst (NB). Journaliste combatif, ces activités nationalistes et ses convictions politiques ne plaisent pas à ses supérieurs et il est contraint de démissionner en 1886 de son poste d’inspecteur.

Il se consacre alors pleinement au journalisme. En 1887, il fonde d’ailleurs son propre journal, l’Évangéline, à Digby (NE), qu’il veut le porte-parole de la voix acadienne. Conscient de la position de plus en plus marquée de Moncton au coeur de l’Acadie, Landry y déménage l’Évangéline en 1905. De là, il traite des points forts et des défis à relever en Acadie, n’hésitant pas à dénoncer le puissant clergé irlandais, ce qui lui attire une réprimande de Rome en 1909. L’année suivante, lorsque la Société l'Assomption lui retire son appui, cédant aux pressions de l'Église, Landry n’a d’autre choix que d’abandonner la direction de son journal. Il continuera à l’occasion d’y publier quelques articles.