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  APPENDICES 55
Récollet, nommé le Père Pierre Verquaillie exerça son ministère aux Mines du mois de mai 1725 au mois de juin suivant. Il s'était rendu quelques mois auparavant à Cobequid sans la permission du Conseil d'Annapolis et celui-ci ordonna son bannissement, le 13 janvier 1725. On le retrouve de nouveau à la Grand-Prée aux mois de mars et avril 1726.

L'abbé Antoine Gaulin, missionnaire des Sauvages, se trouva aux Mines au mois de juillet 1725, et il y retourna au mois d'octobre de la même année et y resta jusqu'au mois d'octobre 1726. On l'y retrouve au mois de février 1727; il repart au mois de décembre de la même année pour y revenir séjourner de janvier 1728 à avril de la même année. Il reparait au mois de mai 1728 et au mois de juillet suivant et y demeure jusqu'au mois de mars 1730.

De 1726 à 1729, l'abbé Jean-Baptiste Brault fait des entrées aux registres aux dates suivantes: du 8 décembre 1726 au 17 du même mois; les 4 et 7 mai 1727; le 11 novembre 1727; les 3 et 9 janvier 1728; le 9 mai, jusqu'au 22 du même mois 1728; les 15 et 18 juin 1728; les 14 octobre et 17 décembre 1728; les 16 et 17 avril 1729; les 6, 19, 24 et 25 juin 1729. Il fut rappelé en cette dernière année et personne ne le regretta, excepté les autorités anglaises.

Les Sulpiciens font de nouveau leur apparition à la cure de la Grand-Prée. Le premier qui y arrive fut l'abbé Charles de la GOUDALIE, dont la première signature aux registres est du 24 juin 1729; la deuxième est du 8 octobre 1729 et la troisième est du 22 avril 1730, quand il prend charge de la cure, qu'il garde jusqu'au 14 mars 1740.

Il eut l'abbé Jean-Baptiste Desenclaves, autre Sulpicien, pour successeur, lequel desservit la paroisse du 30 avril 1740 au 19 septembre 1741.

Celui-ci fut remplacé le 30 octobre 1741 par l'abbé J.L. Laborest, qui garda cette cure jusqu'au 5 juin 1742.

De retour d'un voyage en France qu'il fit en 1740, l'abbé de la GOUDALIE alla, au mois de décembre 1741, prendre la cure de Port-Royal, où il resta jusqu'au mois de juin 1742, alors qu'il se rendit à la Grand-Prée reprendre la cure qu'il avait desservie pendant dix ans. Sa première signature, après son retour, est du 23 juin 1742, et la dernière du 6 août 1748, alors que les autorités britanniques d'Annapolis Royal le forcèrent à quitter la province. Il gagna alors Louisbourg, d'où il passa en France. Il reparaît à Louisbourg le 1er octobre 1751, d'où il se rend à l'Isle St-Jean; après cela on perd ses traces.





Source : GAUDET, Placide. Le Grand Dérangement : Sur qui retombe la responsabilité de l'Expulsion des Acadiens, Ottawa, Ottawa Printing, 1922, 84 p.