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  APPENDICES 63
pour la moitié du coût de l'érection d'une clôture pour enclore le terrain de la Grand-Prée.

Il fut également proposé et secondé que nos journaux acadiens soient priés de publier les listes de souscriptions et de faire un appel au public.

Cet appel fut fait et une somme de ... souscrite et payée par les souscripteurs à cette fin, et cela spontanément.

Alors le comité, avant d'entrer en besogne plus active, crut qu'il serait préférable de tenir sa première assemblée avec les représentants de la compagnie de chemin de fer Dominion Atlantic sur les lieux mêmes où était sise l'église de la Grand-Prée. Et à cet effet, au cours du mois d'août 1917, l'honorable Dr D.-V. Landry, M. Alexandre-J. Doucet et Maître Antoine-J. Léger, rencontrèrent à la Grand-Prée Messieurs George-E. GRAHAM, gérant du D.A.R., et R.-U. Parker, agent général des passagers du dit chemin de fer, qui, tous ensemble, visitèrent les lieux historiques, et de là se rendirent à Kentville où l'on étudia plusieurs projets ayant trait au terrain de la Grand-Prée. Il fut convenu que les représentants du chemin de fer Dominion Atlantic prépareraient un acte de vente et le soumettraient au comité acadien.

Ce fut au printemps de 1918 qu'eut lieu à Moncton la réunion suivante, à laquelle assistaient MM. R.-U. Parker et François-G.-J. Comeau de la part du D.A.R., et MM. Alexandre-J. Doucet et l'avocat Antoine-J. Léger pour le comité acadien. On y discuta l'acte de vente que MM. Parker et Comeau avaient apporté. MM. Doucet et Léger exigèrent de plus amples concessions, entre autre le droit de construire, outre l'église, toutes autres constructions qu'ils jugeraient désirables, avec le droit de tenir des réunions sur tout le terrain de la Grand-Prée, à savoir 19 arpents. Les représentants du comité acadien s'opposèrent formellement à certaines conditions, dont la principale était celle du paiement de la moitié des dépenses de l'entretien du terrain et des constructions. Après délibérations il fut résolu que M. l'avocat Antoine-J. Léger serait prié de rédiger un acte contenant les vues du comité acadien et de le soumettre à la prochaine réunion.

Tel que convenu, M. l'avocat Léger, après s'être consulté avec le Dr. D.-V. Landry, prépara un nouvel acte qui fut soumis à la réunion du comité tenus à Moncton le 8 août 1918, à laquelle assistaient les honorables MM. Poirier et Landry, MM" Alexandre-J. Doucet, Antoine-J. Léger et le Dr Fred.-A. Richard. On y examina et discuta en principe les conditions proposées de part et d'autre, sauf modifications acceptées. On nomma un sous-comité composé de Maître Antoine-J. Léger et du sénateur Pascal





Source : GAUDET, Placide. Le Grand Dérangement : Sur qui retombe la responsabilité de l'Expulsion des Acadiens, Ottawa, Ottawa Printing, 1922, 84 p.